Mon fils : ce qui est... et ne sera plus.
- maisonmeredargile

- 22 avr. 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 avr. 2024
Je te vois grandir depuis 3 ans, maintenant.
Petit, je te regardais jouer, rire ou encore pleurer sans jamais rien oublier de ces moments passés.
Et maintenant que tu as grandi, tu te mets à danser sur un brin de musique et de ta petite voix, tu chantonnes ta joie. Tu sais maintenant boire ton lait chocolaté dans un bol de grand, tu sais prendre un tabouret pour allumer ou éteindre les lumières et tu arrive depuis peu, à te lever la nuit pour aller au pot sans dire un mot.
Puis, certains jours, on se construit, dans les rires et les cris des cabanes comme dans la savane, où l'on se cache du terrible temps qui passe.
J'aime ces moments à deux, où tes petites mains se mettent à cuisiner aux côtés des miennes. Mais, j'aime aussi, quand tu t'en vas, le regard fâché tourné vers d'autres contrées. Je goûte toutes les saveurs de ces instants passés à tes côtés, car je sais qu’ils se perdront dans les méandres de la vie.
J'aime tous ces moments, où l'on se dit "je t'aime", car le temps finit toujours par passer et par prendre tout, sans rien laisser. Plus le temps passe, et plus je mesure combien ma chance est grande de t'avoir à mes côtés.
À chacune de tes promenades, tu me cueilles ces merveilleuses fleurs des prés comme pour me prouver l'immensité de ton amour pour moi. Alors, je garde en secret et auprès de moi, toutes ces jolies pâquerettes et pissenlits, comme un précieux trophée pour que jamais ces instants ne viennent à se faner.
Tu marches petit à petit vers l'inconnu et s'il arrive parfois que l'imprévisible s'invite à toi, je ne suis jamais bien loin pour te guider et te protéger.
Tu as l'âge maintenant, où l’on se raconte des histoires. Tu ris à gorge déployée et tu te fais tes premiers copains même si parfois, il t'arrive encore de me regarder avec un air inquiet, à chaque fois que je m'éloigne un peu loin de toi. Et dans ce cas, je te prends dans mes bras et on se promet de très vite se revoir le soir.
J'aime calmer tes peines et tes chagrins. J'aime aussi apaiser tes colères qui te submergent tant. Si je soigne aussi tous tes bobos, c'est parce que je n'aime pas te voir pleurer et encore moins, te voir avoir mal. Et quand tu dors, j'écoute encore les moindres petits bruits pour être sûr qu'il ne t'arrive rien. Je veux tout faire pour que ces moments passés avec toi puissent être de véritables trésors à garder.
Alors, oui, ce qui est vécu aujourd'hui ne le sera sans doute plus demain. Il n’y a qu’à regarder les photos de ce petit être qu'hier encore, je tenais au creux de mes mains pour se convaincre que ces trois années ont fini par vite passées. Mais une chose est sûre, c'est que si l'on ne peut pas arrêter le temps ni même l'amour d'une mère pour son enfant, on pourra en revanche toujours garder au fond de sa mémoire et pour longtemps, ses magnifiques souvenirs.
Ta maman qui t'aime.
Extrait, lettre d'une mère à son fils sur l'amour et le temps qui passe.

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